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Le figaro.fr Philippe Bilger : mon Johnny

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Le figaro.fr Philippe Bilger : mon Johnny

Message  RONIQUE63 le Sam 16 Jan 2016 - 10:29


FIGAROVOX/ELOGE - L'émotion qu'a suscitée la mort de David Bowie a donné à Philippe Bilger l'idée d'écrire de ce que Johnny Hallyday dit de la France.

Mon Johnny Hallyday, j'aimerais d'abord qu'il ne soit pas celui de tout le monde.

Pourtant j'ai conscience du paradoxe qui me conduit à vouloir m'approprier intimement cette personnalité, cet artiste dont le talent, voire le génie, a été justement d'avoir échappé à tous les enfermements partisans pour devenir véritablement une cause nationale.

Pour être franc, un jour que j'ai eu l'opportunité de pouvoir questionner cette incomparable «bête de scène» à la fois simple et intimidante, j'étais surtout plongé en moi-même, à la recherche de ce que j'avais pu vivre grâce à elle, des excitations et des émotions que ses «tubes» réguliers, ses cris de rage, de désespoir ou d'amour avaient suscités en moi.

La mort de David Bowie avec l'émoi planétaire qu'elle a suscité, parce qu'il est intolérable que les immortels par mille facettes se croient autorisés à mourir, a poussé au paroxysme ce que Johnny sur le plan français, et heureusement encore de son vivant, ne cesse pas de faire surgir dans la tête et le cœur de ses fans.

La mort de David Bowie avec l'émoi planétaire qu'elle a suscité, parce qu'il est intolérable que les immortels par mille facettes se croient autorisés à mourir, a poussé au paroxysme ce que Johnny sur le plan français, et heureusement encore de son vivant, ne cesse pas de faire surgir dans la tête et le cœur de ses fans.

Les imbéciles qui ont sifflé l'admirable chanteur qu'il est, le 10 janvier, parce qu'on lui avait demandé de rendre hommage par son talent et son émotion à cette commemoration d'une terrible année enfin écoulée, n'ont pas compris que Johnny était plus la France que beaucoup de ses représentants officiels. Il ne se contentait pas de la «parler» parce qu'il l'incarne à sa manière depuis tant d'années!

Johnny, c'était mon histoire dans son histoire qui était une illustration, pas si médiocre et futile que cela, de l'Histoire de la France.

Je ne me rappelle pas dans le détail ce qui m'a accompagné, m'a enchanté en écoutant, en regardant Johnny, cette époustouflante voix, cette incroyable densité et présence d'être, cette indépassable aptitude au rythme et au mouvement lors des concerts auxquels j'ai assisté.

Je n'ai jamais discuté mon adhésion totale, inconditionnelle, délicieusement servile à l'artiste. Comme lui a chanté son enchaînement à Gabrielle, je l'ai été à sa force, à son aura. Je n'ai cessé de cultiver avec volupté la seule dépendance qui me soit apparue acceptable, même honorable au long de mon existence. Celle m'ayant soumis à lui et à cette voix venant offrir sa puissance et son incroyable compréhension des paroles qu'elle portait, au demeurant avec une qualité s'améliorant au fil des années.

Heureusement, tout de même, et ce n'était pas le moindre cause de mon admiration pour Johnny, celui-ci n'est jamais tombé dans la chanson dite engagée, en réalité la pire quand elle mêle la partialité à l'absence de talent, ce qui est souvent le cas. On en est réduit à s'émerveiller parce que le chanteur, dans son dernier album, s'est abandonné à deux reprises à des textes faisant référence à une actualité tragique. Cela ne fait pas de Johnny Hallyday un artiste prêt à donner son avis sur tout en se servant de sa célébrité pour des causes incertaines.

Johnny était forcément au-dessus de mes antipathies partisanes et j'ai souffert, comme tant de Français, quand sa vie est apparue gravement menacée.

Il a été si bien enraciné dans ma tête et mon cœur, dans mon destin que le sien éclatant rendait, quand l'écoute les faisait se croiser, heureux, que je ne lui en jamais voulu de sa période people où Nicolas Sarkozy et lui s'affichaient comme les meilleurs amis du monde. Johnny était forcément au-dessus de mes antipathies partisanes et j'ai souffert, comme tant de Français, quand sa vie est apparue gravement menacée.

Johnny, c'est ma mère rentrant épuisée le soir et à qui toutes affaires cessantes je faisais écouter ses premières chansons. Elle s'enthousiasmait, d'abord pour me faire plaisir et parce que son extraordinaire curiosité la rendait attentive à tout.

Johnny, c'est «Pas cette chanson», une adaptation superbe d'un succès d'Adriano Celentano, à Bardonecchia en Italie, quand je tombais régulièrement sur les pistes.

Johnny, ce sont les chansons, si je me souviens bien, de son premier film. «Pour moi, la vie va commencer «m'apparaissait comme un élan offert par contagion à ma propre existence et l'espoir débordait de ce texte vers moi. La suave mélodie de «Rien n'a changé» n'était pas loin de me faire venir les larmes à l'âme.

Johnny, c'est le Parc des Princes, l'immense scène et le show parfait, lui si éloigné et en même temps si près et c'est même la le concert annulé à Sully-sur-Loire parce qu'il pleuvait trop.

Johnny, c'est l'extraordinaire album qui lui a composé et écrit mon idole absolue - Jean-Jacques Goldman, pour l'artiste et sa vie d'après - avec des chansons magiques, notamment «L'envie».

Johnny, c'est, du même, «Je te promets» où comme une leçon pour tous, pour moi, telle une évidence irrésistible, de la lucidité et du pessimisme surgit la certitude, l'allégresse que cela valait pourtant la peine d'être vécu.

Johnny, pour moi, ce sont les tentations du crépuscule surmontées par des aurores revigorantes.

En définitive, je ne m'oppose pas à ce que mon Johnny soit peut-être celui de tout le monde.


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