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Télérama : Johnny Hallyday a “De l'amour” à revendre… et sinon, quoi de neuf ?

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Télérama : Johnny Hallyday a “De l'amour” à revendre… et sinon, quoi de neuf ?

Message  RONIQUE63 le Sam 7 Nov 2015 - 13:29


Son nouvel album, “De l'amour”, sort le 13 novembre. Concocté dans le secret, lancé en grande pompe… Nous l'avons écouté.

A chaque nouvel album, depuis déjà un bon moment, Johnny annonce que celui-ci marque un retour aux sources. A la musique qu’il aime vraiment. Et c’est à peu près vrai, le taulier oscillant depuis les années 80 entre heavy variety et wock’n’woll attitude – le rap, le disco, la techno, la tecktonik ou la zumba ne sont pas passés par lui. Reconnaissons que l’an dernier, Rester vivant, made in L.A. avec le producteur de choix Don Was (Stones, Dylan etc), surprenait par une approche plus fine, un rock’n’soul soigné au parfum seventies.

Le nouveau, De l’amour, gardé longtemps secret et lancé en grande pompe (sortie le 13 novembre chez Warner), est un modèle de changement dans la continuité. Bel exemple de ce marketing moderne, très en vogue dans le monde du disque, où simplicité, spontanéité et discrétion sont promues à l’échelle XXL.
L’argument : un album secret et spontané, en tout simplicité

La genèse de cet album surprise ? Une bonne santé retrouvée, et une envie subite de revenir en studio, après le succès du disque précédent, Rester vivant (Télérama avait inauguré son moment de grâce médiatique en le mettant en couverture). L’hiver dernier, la décision a donc été prise de plancher sur un album, intimiste, fait dans la simplicité, autour d’une équipe resserrée qui a déjà travaillé avec le chanteur.

Ce qui a permis de le garder largement secret, jusqu’au lancement spectaculaire, et savamment orchestré : devant une vingtaine de journalistes convoyés en bus depuis Paris, et représentant l’essentiel des grands médias français, Johnny annonce en plein concert au stade de Lille qu’il s’apprête à sortir un nouvel album (avec images du clip synchronisées sur grand écran). Communication maline, et retentissement garanti.
L’image : à la Johnny Cash

Visuel du disque et clip en noir et blanc, Johnny pose en « man in black », façon vieux loup de terre de la country, et se met dans les bottes de Johnny Cash (L’amour me fusille balance aussi entre Joe Dassin et Lee Hazlewood). Même si la pochette évoque davantage celles des compils « les 100 plus grand succès de… », consacrés aux cadors de la grande chanson française.
Sous la rupture affichée : la continuité.

« Le changement, c’est maintenant », voilà le genre de slogan qu’on nous sert en accompagnement. Pourtant, guère de révolution à l’horizon. La plupart des auteurs ont déjà travaillé avec Johnny : Miossec, Jeanne Cherhal (qu’on a connus plus inspirés), Pierre-Dominique Burgaud et Pierre Jouishomme. Les nouveaux venus ne sont que deux : Vincent Delerm, mais pour un texte vieux de plusieurs années ; et Aurélie Saada, moitié sans lunettes du duo Brigitte (une bonne copine de Yodélice).

Quant à la partie musicale (composition et production), elle a été confiée à Maxim Nucci, alias Yodélice, qui a déjà sévi plusieurs fois aux côtés du chanteur. Il lui a concocté un country-blues-americana-vintage que Johnny a déjà endossé dans le passé, certes plus aéré et sobre que le rock FM costaud et springsteenien (néo Rod Stewart, néo Bob Seger) de Rester vivant, mais aussi très générique, comme sorti d’un gabarit de fabrication artisanale – on jurerait entendre des adaptations de tubes américains, une pincée de Johnny Cash par là, un poil d’Elvis par ci, avec même un soupçon d’Ennio Morricone.

On notera bien sûr la présence d’un invité de poids, « top crédibilité », Mitchell Froom, référence au-dessus de tout soupçon d’un rock esthète, ligne claire et puriste (Los Lobos, Richard Thompson, Suzanne Vega) ; mais il apparait ici en tant que musicien, parmi d’autres (aux claviers sur tous les morceaux), pas comme producteur ou réalisateur.
Un compositeur unique… so what ?

Après Berger en 1985, Goldmann en 1986, Obispo en 1998, et son fils David en 1999 (pour ne pas remonter plus loin), un compositeur unique, Yodélice, a donc été chargé de toutes les partitions – sauf une, signée de Johnny lui-même, et ce n’est pas la moins banale. Seize ans qu’il n’avait pas fait à ce point confiance à un seul homme, nous explique sa maison de disques…

Vraiment ? Elle évacue un peu vite le cas de Jamais seul, en 2011, sur lequel Matthieu Chedid était quasi omnipotent (signant la musique de dix titres sur treize). Pourquoi cet oubli ? Parce que Jamais seul, très mal reçu à sa sortie, reste un quasi accident industriel dans la carrière de Johnny, que l’histoire officielle préfère donc gommer. Le plus cocasse : les trois seules musiques non signées par Chedid l’étaient alors par… Yodélice, compositeur attitré du cru 2015. Johnny a pardonné.
Du neuf dans le fond

« C’est probablement le plus intime de tous mes albums », dit Johnny. Ah bon ? S’il chante l’amûr et la solitude du chanteur (Une vie à l’envers, signé Delerm), il aborde surtout des thèmes d’actualité qu’on n’attendait pas dans sa voix : les migrants (Valise ou cercueil, de Pierre Jouishomme) ; les violences racistes et policières via la figure de Mike Brown, tué à Ferguson l’an passé (Dans la peau de Mike Brown, sur une texte de Pierre-Dominique Burgaud) ; les attentats de Charlie Hebdo (Un dimanche de janvier, de Jeanne Cherhal, car Johnny, parait-il, était un proche de Wolinski) ; l’immigration économique (Sur une plage fantôme, encore de Cherhal).

C’est un Johnny compassionnel et engagé, presque militant, qui s’affiche ici. D’ordinaire, Johnny n’est pas vraiment un chanteur engagé – hormis dans la période rock rebelle de la fin des sixties. Y a que les imbéciles qui ne changent pas… Bref, c’est là que se trouve la principale nouveauté du cru 2015.

PS : parait le 16 novembre un livre de Philippe Manœuvre et Johnny Hallyday, sur la route ensemble aux Etats-Unis..


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