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Liberation.fr..il faut sauver Johnny..

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Liberation.fr..il faut sauver Johnny..

Message  RONIQUE63 le Jeu 4 Sep 2014 - 22:02

Il faut sauver le rockeur Johnny
François-Xavier GOMEZ et Marie OTTAVI 3 septembre 2014 à 13:12

MUSIQUE
Avec «Regarde-nous», premier extrait de son 49e album à paraître le 17 novembre, le chanteur se complaît dans sa traditionnelle variété. Qui pourrait à nouveau faire vibrer son cœur de rebelle? «Libération» a posé la question à des producteurs.

En écoutant Regarde-nous, le nouveau single de Johnny Hallyday dévoilé lundi sur les ondes de RTL, un titre du site parodique le Gorafi nous revient en mémoire: «Johnny Hallyday: "J’ai toujours détesté le rock, c’est pour ça que je bois.»

Certes, Johnny, 71 ans, reste l’un des interprètes les plus tripés du pays, une bête de scène qui sait s’emparer d’un stade (même si le voir feindre de faire l’amour sur scène comme il y a deux ans encore, ça crispe un peu). De même, une empathie sincère entoure le chanteur dans toute la société française, qui s’est attachée à ce personnage de star prolo.

Mais on ne ressent pas moins une certaine gêne à l’écoute de ce premier extrait de Rester vivant, le 49e album du chanteur depuis 1961, annoncé pour le 17 novembre. Johnny Hallyday y cultive une énième fois un attachement sans limite au rock FM américain, les cheveux dans le vent sur la Harley. Il se complait dans une variété sirupeuse, plus conventionnelle tu meurs (Regarde-nous parle, comme 250 de ses chansons, d’un amour de vacances à la fin de l’été…), qui ressemble à un bon vieux brief de maison de disques, avec Powerpoint et projection des ventes en grandes surfaces.

Le Parisien, partenaire média de l’album, a pu découvrir les 12 titres du disque et assure que le résultat est du «très grand Johnny». Est-ce que ça nous rassure ? Dans une séquence diffusée par BFM TV, Thierry Chassagne, président de Warner Music France, ne trouve, lui aussi, pas de mots assez faibles pour évoquer la qualité du morceau : «C’est une très jolie chanson, capable d’être fredonnée par un public très large, puisque le public de Johnny a de 7 à 77 ans.» Le rebelle d’antan a donc définitivement muté en Mickey Mouse, si on a bien compris le concept.
Pour une embardée qui brûle notre esprit

Il faut dire que la dernière tentative de sortir un peu de cette autoroute FM, l’album Jamais seul sorti en 2011, réalisé par Matthieu -M- Chedid, a refroidi l’artiste et son entourage. Ce qui ne l’a pas empêché de bien se vendre. Depuis, Johnny a ressorti les santiags et Rester vivant a été produit à Los Angeles, où il vit, par Don Was, une légende du milieu musical américain, connu pour avoir fait partie des Was not Was, (souvenez-vous) puis pour son travail avec Dylan ou les Stones. L’homme préside aujourd’hui le label de jazz Blue Note. Sur le papier, rien à dire.

Nous rêvons pourtant d’autre chose. D’une fin de carrière hors des sentiers battus, d’un concept album bien inspiré, d’une embardée qui brûle notre esprit, bref d’une surprise à la hauteur de la légende qu’est Johnny Hallyday. Quitte à aller à l’encontre du principal intéressé. Car Johnny l’expliquait lui-même lundi au micro de RTL: pour ce disque, il a voulu revenir «à la musique des années 70-80: rock’n’roll, mais mélodique. […] C’est la musique qui nous manque actuellement. Toutes les mélodies se ressemblent un peu aujourd’hui. Il n’y a pas vraiment quelque chose qui se détache d’une autre chanson. C’est ce qui me dérangeait un petit peu aujourd’hui avec la musique actuelle.»

La musique actuelle, justement, Johnny ne s’y est jamais vraiment intéressé. Il a toujours resservi le réchauffé de son époque, façon double d'Elvis à ses débuts, puis en fantoche d'un rêve américain de cinéma. Sa discographie compte malgré tout quelques tentatives, comme l’album éponyme de 1969 enregistré par Mick Jones - pas celui des Clash, mais le guitariste du groupe de hard FM Foreigner avant de rejoindre le groupe de Sylvie Vartan -, ou le double album Hamlet de 1976, un opéra rock aussi ambitieux que mal assumé par le chanteur lors de sa sortie. En 1999, l’album Sang pour Sang gardait aussi un peu d’espace pour des ballades économes nourries de cordes… Pour mieux lancer le chanteur dans des cavalcades rock FM.
Cash, l'autre Johnny

A 71 ans, le moment semble donc venu pour Johnny de passer enfin à autre chose et de préparer sa sortie. Henri Salvador l’a fait en 2000 avec Chambre avec vue, écrit par Benjamin Biolay et Keren Ann. Outre-Atlantique, Loretta Lynn avait 72 ans lorsqu’elle travailla avec Jack White (Van Lear Rose, en 2004). Bobby Womack, légende usée de la soul, est lui aussi revenu au premier plan en 2012 grâce à un album coproduit par Damon Albarn, qui mêlait électronique et production actuelle à sa voix inchangée. Avant lui, le même label XL avait arrangé une rencontre entre Gil Scott-Heron, héros spoken word des années 70 perdu dans l’alcool et la drogue pendant un temps, remarqué en 2011 pour I’m New Here, son ultime album produit par Jamie XX.

Et bien sûr, il y a eu Johnny Cash, interprète d'une série d'albums crépusculaires et inespérés à la toute fin de sa vie, qui l'ont sauvé de l'oubli et ont remis l'ensemble de sa carrière entière en lumière, avec ses très hauts et ses très bas. A l'époque, c'est le producteur Rick Rubin (Beastie Boys, AC/DC…) qui avait sollicité la vieille gloire de la country américaine.

Alors, à quoi ressemblerait une collaboration entre Johnny et des producteurs qui l’emmèneraient ailleurs, quitte à désarçonner pas mal de fans, pour redorer un peu le blason musical du chanteur ? Nous avons demandé à deux réalisateurs-producteurs français, Philippe Cohen-Solal et Julien Chirol, de se pencher sur le dossier avant que la star reparte sur les routes.

Car la sortie de l’album Rester vivant s’accompagnera d’une tournée de 120 dates en 2015, a indiqué RTL. Peu de chanteurs sont capables de suivre cette cadence, et Johnny enchaîne peut-être les albums pour ça : la scène, là où il donne tout. Ne jamais mettre la pédale douce, ça c’est rock.

Julien Chirol : «Johnny est prisonnier de son personnage»

Musicien, arrangeur et producteur, Julien Chirol a travaillé avec Feist, Micky Green et plus récemment Jean-Louis Aubert et la chanteuse Djazia Satour.
Que pensez-vous de Regarde-nous ?

C’est extrêmement classique pour Johnny Hallyday. Le problème, quand on travaille avec un artiste comme lui, ce sont les contraintes qui vont avec. C’est un artiste un peu à l’ancienne, un interprète, pas un auteur-compositeur. J’imagine qu’il n’a pas un rapport de proposition avec son label, au sens où ce n’est sûrement pas lui qui motive le plus les projets. Le label se charge probablement de trouver un producteur. Là, c’est Don Was, une référence. Il a accompli sa mission.
C’est-à-dire ?

C’est une production sans risque. Mais avec ce titre, ils parviendront sûrement à atteindre leur objectif, qui reste quand même de vendre des disques et de remplir des stades. Ce n’est pas si facile que ça à faire. Le morceau marchera car il sonne bien. C’est très californien. Il est focus sur les rythmes de la guitare et de la basse. Mais j’avais quand même l’impression d’entendre un morceau de Johnny d’il y a quinze ans, que Michel Sardou ou Eddy Mitchell auraient pu interpréter.
Ce n’est pas un peu gênant ?

Il n’y a pas de prise de risque, certes. Ce n’est pas ce qui est recherché. C’est assez doux, ça reste dans la tête, je m’en souvenais ce matin, ce qui est plutôt bon signe. Il fait aussi avec ce qu’on lui propose.
Comment réagiriez-vous si on vous proposait de travailler avec Johnny ?

C’est un artiste d’anthologie. Alors évidemment je réfléchirais et je chercherais à discuter avec lui pour savoir à quoi il est prêt et de quoi il a envie. Mais le problème, avec un artiste qui a une carrière aussi longue, c’est qu’il finit par être prisonnier de son personnage dans l’inconscient collectif des Français. C’est le super-héros du rock à la française. C’est particulier. Lennon disait «le rock français, c’est comme le vin anglais». Johnny, c’est une certaine image du rock’n’roll. Il a une présence scénique très forte, puissante. Mais je peux comprendre ses productions, car même dans le metal il y a un côté variet’. C’est d’ailleurs plus présent dans le metal que dans le rock british. Le rock à l’américaine est très léché. Sa musique peut se rattacher au style de certaines figures de la scène américaine. Les chanteurs de country vendent des millions de disques sur le marché américain mais ne s’exportent pas. Johnny, c’est un peu ça, versant français.
Qu’est ce qui peut sauver Johnny de la banalité ?

Personnellement, j’essayerais de l’émanciper de son personnage. Celui de l’artiste devenu une légende de son vivant. Mais avec Johnny Hallyday, il y a ça et il y a autre chose : le côté Guignol de l’info. Canal+ en avait quand même fait la star de son show, au même titre qu’un homme politique. Il est tellement connu qu’on se permet de le railler au possible. C’est un grand interpète. J’ai joué avec lui ou une deux fois sur des plateaux télé et il a un vrai charisme. Il ne prend pas beaucoup de risques dans sa carrière, mais on ne peut pas lui enlever ça. Il faut révéler une autre facette de ce côté-là.
Comment émancipe-t-on un artiste de cette trempe ?

Au cinéma, il a joué à contre-emploi. Il a été surprenant. Ce serait une piste. Il faudrait le persuader de faire un album qui ne collerait pas forcément à ce que veut son label ou son tourneur. Au cinéma, je le trouve humain, touchant. Il y a quelque chose de sincère chez Johnny, un côté sensible qui le rend crédible. Il faut aller vers ça. Il ne s’agirait pas de faire un album comme il les enchaîne, mais un side project. Et ne pas se mettre la pression. Ça pourrait être un projet autour d’un film ou d’une minisérie, quelque chose d’actuel, comme s’il était un artiste «de maintenant». Aujourd’hui, on fait de l’image, de la fiction même quand on est musicien. Je le ferais peut-être travailler avec Albert Dupontel, en tant que réalisateur, qui a un côté vraiment rock. Il s’agit de lui redonner de la liberté, entre deux albums.

Philippe Cohen-Solal : «J’aimerais des ambiances intimes»

Fondateur de Gotan Project, Philippe Cohen-Solal est à la fois musicien, compositeur et producteur (avec son label Ya Basta). Au-delà de l’electro, il a aussi produit de la country (The Moonshine Sessions), de la samba (Boys from Brazil) ou le plus grand chanteur africain, Salif Keita.
Que vous inspire le retour de Johnny, produit par Don Was?

J’ai juste écouté le titre Regardez-nous, que je trouve pas mal, mais globalement, et sans préjuger de ce que sera l’album, le rock FM à l’américaine, gras du bide et passe-partout, ça n’a pas grand intérêt. Je regrette que Johny Hallyday ne prenne pas le risque d’un album désossé, un peu comme ce qu’avait fait Johnny Cash avec le producteur Rick Rubin.

Je crois que le raisonnement derrière tout ça, c'est «Johnny est une bête de scène, trouvons des chansons qui vont marcher dans les stades». A mon sens, c’est une erreur. J’aimerais des ambiances intimes qui mettent sa voix en valeur, avec très peu d’instruments. Et pourquoi pas des reprises ? Pour revenir au tandem Rubin-Cash, il y avait un très bon choix de répertoire, des titres underground (Bonnie Prince Billie, Nick Cave) et d’autres plus mainstream (U2, Depeche Mode). Et ça fonctionnait à merveille.
Mais Johnny Cash avait eu des grandes années avant de faire un peu n'importe quoi. Y a-t-il une partie de la discographie de Johnny Hallyday à sauver ?

Peut-être faut-il se replonger dans la période où il enregistrait de grands albums. Quand j’étais gamin, j’écoutais en boucle Génération perdue, le 33 tours où figurent Noir c’est noir, Cheveux longs idées courtes, Je veux te graver dans ma vie, une traduction des Beatles… Les producteurs étaient Tommy Brown et Mick Jones, deux musiciens qui apportaient le son anglais de l’époque.
Mais quand Johnny a voulu changer d’esthétique en travaillant avec -M-, le public n’a pas suivi...

Certes. Et je comprends que miser sur Don Was, une valeur sûre, limite le risque d’échec. Mais je pense que Johnny pourrait toucher un public plus pointu sans perdre sa base de fans historique. Pour une sonorité plus actuelle, je verrais bien Jack White, (ex-White Stripe, ndlr), qui fait un travail passionnant depuis qu’il s’est installé à Nashville. C’est un amoureux des instruments vintage, du son analogique, et en même temps il a la légitimité du rock indie.
François-Xavier GOMEZ et Marie OTTAVI


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pas cool, j'trouve

Message  bobbymacgee le Ven 5 Sep 2014 - 5:55

merci vero
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Re: Liberation.fr..il faut sauver Johnny..

Message  le rebelle le Ven 5 Sep 2014 - 7:53



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