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Message  RONIQUE63 le Jeu 17 Mai 2012 - 12:34


Après plus d’un an passé en Amérique, le rockeur a entamé sa tournée française à Montpellier.

Interview Benjamin Locoge -

Le silence est total. Dans trois heures, Johnny sera sur scène. Pour l’instant, prière de ne pas le déranger. Retranché dans sa loge, l’idole ne veut voir personne. Seule Laeticia, Jade et Joy sont autorisées à pénétrer dans le sanctuaire. Car ce soir Johnny va livrer un combat. Et quel combat. « L’enjeu, raconte Gilbert Coullier, son producteur, c’est de rassurer. Mais comptez sur lui pour mettre les pendules à l’heure, Johnny n’aime pas qu’on doute de lui. » Dans son nouvel entourage (il a pris un manager et vient de changer d’attachée de presse), le son de cloche est le même : Johnny doit se concentrer sur ce qu’il sait faire de mieux. Du rock, du vrai ! Mais tiendra-t-il la distance ? Pourra-t-il maintenir la cadence ?

Dès les premières mesures d’« Allumer le feu », la réponse est claire. Pendant deux heures et demie, le rockeur renaît devant un public abasourdi. Tour à tour bagarreur, charmeur, crooner, Johnny se fait violence pour partir à l’assaut de ses 8 500 fans. Laeticia, Jade, Joy, Christophe Maé, Amanda Sthers admirent l’animal. Il lui suffit de lever la main pour faire chanter « Que je t’aime » à l’unisson. Comme au bon vieux temps…

Pour faire le show, Johnny doit aussi surprendre. Il convoque Beethoven pour interpréter son célèbre « Poème sur la 7e ». Lorsqu’il attaque à la guitare « Tes tendres années », son public ne lui laisse pas le choix : il chante à sa place. « Ce qui est bien avec vous, lance-t-il, amusé, c’est que vous connaissez mes chansons mieux que moi ! » Lorsqu’il quitte la scène après avoir conquis la salle, Johnny est attendu au bas de l’estrade par Jade. Ruisselant, souriant, il regagne sa loge à pas tranquilles, allume une Gitane, attrape une bouteille d’eau. Et nous parle de cette renaissance artistique tant espérée.

Paris Match. Qu’avez-vous ressenti ce soir quand vous avez découvert le public ?
Johnny Hallyday. J’ai vu les gens ! J’étais heureux qu’ils soient là ! J’ai trouvé l’accueil très chaleureux. J’ai senti qu’ils étaient contents de me revoir.

Aviez-vous le trac, plus qu’en 2009 ?
Bizarrement, non. J’étais un peu nerveux dans la coulisse. Et puis, quand je suis arrivé au pied de la scène, je me suis senti bien. J’étais presque impatient que ça commence. Mais je ne voulais rien prouver pour autant. Je voulais simplement présenter un nouveau show au public.

Vous n’avez pas réussi à aller au bout d’une de vos chansons.
“L’envie”… Oui, il y a un moment où j’ai dû m’arrêter de chanter. Mettez-vous à ma place, je me suis retrouvé au milieu de la salle, j’ai vu tous ces gens qui reprenaient en chœur avec moi, j’ai eu des sanglots dans la voix.

Vous avez hâte de recommencer, dès demain ?
Je suis content, c’est sûr. Il y a presque 50 dates à venir, c’est une jolie perspective ! Je suis soulagé que cette première soit passée, malgré tout, mais on a encore beaucoup de progrès à faire. Je suis mécontent de plein de détails, des effets de lumière qui n’allaient pas, des enchaînements qui ne fonctionnaient pas, ma propre voix dans des oreillettes, parfois. Le public ne s’en rend pas compte, mais moi je le sens, je le sais. Cela va s’améliorer. J’ai tellement travaillé ce spectacle, je me rends compte du moindre incident.
« Quand j’ai vu le public qui reprenait en chœur “L’envie”, j’ai eu des sanglots dans la voix »

En chantant “Deux étrangers”, vous vous êtes roulé par terre, pour le bonheur de vos fans. C’était prévu ?
Non, je ne sais pas ce qui m’a pris. En fait, je devais seulement m’agenouiller et être entouré d’un halo de lumière. Et puis je me suis rappelé mon Olympia en 1962. J’avais eu des critiques épouvantables. Elsa Triolet s’est demandée ce que c’était que cet hurluberlu qui se roulait par terre ! Alors, j’ai eu envie de me retrouver cinquante ans en arrière !


Cette fois-ci, la critique va adorer…
Comme quoi, avec le temps, les gens changent… Quand j’ai découvert Jimi Hendrix, on a joué à l’Olympia. Les critiques étaient désastreuses pour Jimi. Personne n’aimait qu’il joue avec les dents. On le comparait à un singe ! Une année passe. Jimi enregistre “Hey Joe”, lui en anglais, moi en français. Nos disques sortent en même temps et on devient tous les deux numéros un le même jour. Quand Jimi est revenu en France, quelques semaines plus tard, les mêmes critiques qui l’avaient assassiné (je me souviens de leurs noms) ont été dithyrambiques.

Les retournements de la critique vous rendent philosophe ?
La vie est comme elle est, un peu bizarre tout de même. On fait les mêmes choses et, selon les époques, on est plus ou moins compris, plus ou moins accepté.

Vous évoquiez 1962. A l’époque, pensiez-vous être sur scène en 2012 ?
Ah non ! quand j’ai commencé à faire ce métier, je n’imaginais même pas être encore là l’année suivante ! Je me disais que j’avais de la chance, mais je ne pensais pas devenir une vedette. Je faisais ça pour survivre, pour pouvoir manger, et surtout pour payer mes cours de comédie. Je voulais vraiment faire du cinéma, comme James Dean. Le destin en a décidé autrement… Mais ce n’est pas moi qui ai fait Johnny Hallyday. C’est le public.

L’an prochain vous aurez 70 ans. Vous y pensez ?
Non. Je ne sais pas ce que je ferai. A dire vrai, je ne me rappelais même pas que j’allais avoir 70 ans… Je ne pense pas à l’âge, de toute façon. Dans ma tête, je suis toujours resté à 30 ans, vous l’avez vu ce soir, j’ai l’énergie d’un mec de 30 ans !

Alors serez-vous encore sur scène dans vingt ans ?
Si je ne meurs pas avant ! Je peux me faire renverser en traversant la rue… Mais si tout va bien je serai là. Et puis ce n’est pas le moment de mourir, il faut que je vive longtemps pour mes filles, elles ont besoin de moi, elles sont petites, et j’aime trop la vie !Point final
Retrouvez toutes les photos du concert de Johnny à Montpellier dans Paris Match n°3287 du 17 au 23 mai 2012.


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