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Le matin

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Le matin

Message  RONIQUE63 le Mer 25 Avr 2012 - 11:05


«La mort ne m'obsède plus!»
JOHNNY HALLYDAY


Dans sa villa de Los Angeles, alors que sa tournée démarre, le rocker revient sur sa carrière, Piaf, Brel, la vie, la mort et François Hollande. Exclusif.


Sur la terrasse de sa demeure tout en noir et blanc de Los Angeles, dans le quartier cossu de Pacific Palisades, Johnny Hallyday, 68 ans, goûte ses derniers instants de repos. Nous sommes à la veille du grand soir: son concert à l’Orpheum Theater, le tout premier de sa tournée mondiale qui marque son grand retour.

Johnny, la tournée va démarrer: êtes-vous prêt? (Rires.) Provisoirement. On n’est jamais prêt. Tout évolue, bouge, change…

Il y a trois ans, vous n’étiez même pas sûr de rechanter un jour. Un truc m’a vachement aidé: le théâtre (ndlr: la pièce «Le paradis sur terre» de Tennessee Williams). Pendant trois mois, tous les soirs, en parlant, en hurlant par moments, j’ai posé ma voix dans les graves. (Il descend de deux tons en le disant.)

Comment faites-vous pour préserver l’émotion et la faire passer alors que vous chantez certains titres depuis plusieurs décennies? C’est toujours la première fois, même après 30 ans. Je ne me dis jamais: «Je vais encore chanter cette chanson.» Chanter, c’est entrer dans un rôle. Je me prends au jeu. Celui des mots, comme «mourir d’amour». Je visualise la fille. Je me passe le film de chaque titre.

Ce concert à l’Orpheum Theater de Los Angeles, quelle symbolique revêt-il à vos yeux? Ici, tout a failli s’arrêter pour moi. Et c’est d’ici que tout repart. C’est très symbolique. L’Orpheum est un lieu assez rock’n’roll. J’y suis allé voir Bruce Springsteen, Tina Turner, Rod Stewart, Vanessa Paradis aussi. Il y a quelques mois et j’étais avec Johnny Depp.

Vous semblez libéré d’une angoisse qui vous taraudait: la peur de la mort. Quand on l’a frôlée d’aussi près, on est heureux de revoir le matin, le soleil, la pluie, la journée qui avance. J’avais cette obsession. Tellement d’amis sont décédés. Désormais, je pense d’abord à la vie. Lorsqu’on est obsédé par la mort, on passe à côté de sa propre existence.

Vous croyez à une vie après la mort? Non. Je crois qu’on est de passage sur terre. Je n’ai pas envie d’aller vérifier pour savoir s’il y en a une après ou pas! (Rires.) On verra. Je n’y crois pas… J’espère me tromper.

Comment allez-vous graver ce retour en dehors du concert? Par un tatouage, jeudi. Je n’en ai pas encore choisi le motif. Je vais le faire là, il n’y a rien (ndlr: ses deux bras sont constellés de dessins. Il pointe vers son biceps gauche).

Depuis quelques années, vous terminez vos concerts par un classique de la chanson française. Ici, vous faites une exception avec «Toute la musique que j’aime». Et en tournée? Ce sera probablement «Quand on a que l’amour» de Jacques Brel.

Les murs de votre maison sont couverts de photos. Il y a une image en noir et blanc de vous, tout jeune, avec Edith Piaf. Que représente cette femme dans votre carrière? J’avais 18 ans. C’était Chez Madeleine, sur la plage, à Cannes. Si j’ai fait l’Olympia, la première fois, c’est grâce à elle. Bruno Coquatrix, directeur de la salle, était venu me voir à l’Alhambra, en première partie de Raymond Devos. J’ai appris par la suite que c’était sur recommandation de Piaf. Elle lui avait dit: «Va voir le p’tit qui chante, ça va être une star. Tu dois le prendre à l’Olympia.» Il m’a engagé en vedette. Je lui dois beaucoup, à Edith.

Sur Hollywood Boulevard, le nom des stars est gravé dans le sol. A quel moment de votre carrière avez-vous réalisé que vous vous étiez fait un nom? Vous savez, je ne pense pas en ces termes. Un jour, j’ai lu dans le New York Times un bel article qui disait: «Il y a trois monuments en France, la tour Eiffel, Brigitte Bardot et Johnny Hallyday.» Je me suis dit, je dois représenter quelque chose. C’était à l’occasion de la sortie en Amérique du film «L’homme du train» avec Jean Rochefort.

Vous êtes ami avec Clint Eastwood, Mickey Rourke. Sait-on qui vous êtes à Los Angeles? L’autre jour, je dînais au restaurant avec Laeticia. Tout d’un coup quelqu’un me tape sur l’épaule: «Mr. Hallyday, I’m so happy to meet you.» C’était Tom Hanks. J’étais très étonné. Je lui ai dit: «Vous me connaissez?» Il me répond: «Bien sûr. Quand jouez-vous que je vienne vous voir sur scène? J’aime votre musique.» Je ne sais pas où il a pu l’entendre! (Rires.)

Qu’avez-vous vu de plus dingue depuis la scène, en 50 ans de carrière? Ce qui m’a toujours ému, c’est de voir des gens chanter et pleurer. Je me dis, ils sont touchés par ce que je leur raconte. Ils le reçoivent et ça me rend heureux. La seule personne pour laquelle j’ai pleuré, c’est Brel.

Le seul aussi qui a réussi à vous épuiser. D’habitude, c’est vous qui épuisez les autres. (Rires.) C’est vrai! J’ai besoin de sommeil et Brel ne dormait pas. Il me faut un minimum de 5 ou 6 h. Lui, c’était 2. J’étais en tournée à l’époque. Il fallait que je chante le soir. Brel se couchait à 7 h ou 8 h du matin et il me téléphonait à 10 h: «T’es pas encore prêt?» Hop! Il m’emmenait avec son avion à 200 bornes et me ramenait au spectacle. Au bout d’une semaine, j’étais crevé.

Jacques Brel vomissait de nervosité avant chaque lever de rideau. Et vous? J’ai le trac. J’essaie d’oublier. Alors je discute avec tout le monde, même le balayeur que je ne connais pas. «Comment va la famille?» J’oublie que je dois monter sur scène et ensuite – boum – je me dis: «Il faut y aller!»

http://www.lematin.ch/people/mort-m-obsede/story/12265275


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